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Les scissions internes au groupe "Socialisme ou Barbarie"
Institut d´études politiques de Bordeaux. (Centre Émile Durkheim)
2009 (French)In: Dissidences, Vol. 6, 137-147 p.Article in journal (Refereed) Published
Abstract [en]

« Un geste se répétait. En 1937, Trotski avait fondé la Quatrième Internationale pour lutter contre la bureaucratie stalinienne et la ligne criminelle quÂŽelle imprimait aux directions politiques et syndicales ouvrières, partout dans le monde, de la Chine à lÂŽEspagne. Dix ans plus tard, un groupe de militants, appartenant à plusieurs pays, "sortait" de la Quatrième Internationale, avec un bilan négatif. Victime dÂŽun classicisme "orthodoxe", le trotskisme nÂŽavait pas pu définir la nature de classe des sociétés "communistes", se refusant à voir dans leur bureaucratisation la formation dÂŽune classe dominante et exploiteuse nouvelle. Asservi à un "économisme" qui se justifie peut-être dans les sociétés où le capitalisme "jeune" exploite sans ménagement la force de travail, le trotskisme ne ré-élabore pas en profondeur le motif de lÂŽautonomie (ou de la désaliénation) qui anime les luttes des travailleurs dans les sociétés capitalistes développées » . Le groupe et la revue Socialisme ou Barbarie sont nés dÂŽune scission dÂŽavec le P.C.I en 1948 en raison de la critique de la vision à long terme du parti trotskyste qui peinait à trouver une ligne directrice selon les membres de SouB. En dÂŽautres termes, les membres de SouB ont estimé que le trotskysme nÂŽétait pas allé assez loin dans lÂŽanalyse de la bureaucratisation de la société soviétique qui est contraire à lÂŽémancipation prolétarienne.Notre thèse est de montrer, à travers les évolutions de SouB, comment la gauche radicale intellectuelle a été en proie à des questionnements sur la stratégie à adopter : fallait-il sortir complètement du marxisme pour dénoncer dÂŽune autre manière les tendances du capitalisme bureaucratique mondial et rester ultra-minoritaires ou au contraire transformer le groupe en direction révolutionnaire dÂŽun parti politique destinée à appuyer les luttes sociales en faveur dÂŽune émancipation ouvrière? Nous analyserons en premier lieu les motifs idéologiques de la rupture du groupe SouB dÂŽavec le trotskysme pour ensuite envisager la nature des débats à lÂŽintérieur du groupe. Les travaux de Philippe Gottraux et de Marie-France Raflin sont très précieux pour mettre en perspective historique les discussions internes de SouB . En dernier lieu, les deux séries de scissions internes seront étudiées, dans la mesure où elles ont conduit le groupe à se dissoudre peu avant les événements de mai 1968. CÂŽest de manière posthume que le groupe a eu une certaine audience alors que sa radicalité théorique lÂŽa quelque peu isolé des combats révolutionnaires de lÂŽépoque.

Place, publisher, year, edition, pages
2009. Vol. 6, 137-147 p.
Keyword [en]
trotskisme ; Socialisme ou Barbarie ; politique ; pouvoir ; organisation ; SouB;
National Category
Political Science
Identifiers
URN: urn:nbn:se:su:diva-84544OAI: oai:DiVA.org:su-84544DiVA: diva2:584327
Available from: 2013-01-08 Created: 2012-12-27 Last updated: 2013-01-08

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