Dans ce volume sont présentés des genres musicaux et poé- tiques qui reflètent la culture chrétienne du Haut Moyen Âge. Â la suite de la renaissance carolingienne ces chants ont été copiés et notés dans un grand nombre de manuscrits. C’est ainsi qu’ils nous sont parvenus et que nous possédons des témoignages inestimables de la création littéraire et musicale au sein de la liturgie au cours des siècles. Le répertoire grégorien est encore chanté de nos jours, non sans avoir subi quelques avatars. Les tropes et prosules, dont l’usage a été limité au Moyen Âge nous seraient inconnus si nous n’avions pas ces documents écrits. Ces textes ont pu être notés parce qu’ils appartenaient à une culture ecclésiastique, très peu de textes profanes ayant été notés avant 1200. Les sources, très nom- breuses en dépit des pertes occasionnées par diverses circonstances historiques, sont restées cachées et même souvent oubliées jusqu’à nos jours. Leur témoignage, quoique répondant à des règles de composition codifiées parce que réservées à une fonction détermi- née, est précieux. Cependant il ne faut pas oublier que cet usage liturgique ne représente qu’une toute petite partie des pratiques musicales médiévales, dont il ne peut pas en tout cas être tenu pour complètement étranger. C’est ce dont témoignent les quelques exemples de musique profane qui sont joints à ce volume. Comme il s’agit de littérature et de musique, ce livre est partagé entre deux auteurs, Marie-Noël Colette a écrit les chapitres 1, 2, 4, et 9, Gu- nilla Iversen les chapitres 3, 5, 6, 7, 8, 10, 11, et 12.