Le premier roman C´est le soleil qui m´a brûlée reste emblématique du style de Calixthe Beyala avec un usage typique de phrases courtes, de zeugmes et de métonymies suggérant une forme de résistante féminine fondamentale à l´ordre masculin du Quartier Général des travailleuses du sexe. Si les champs lexicaux de la souillure et de la relation sexuelle ratée habitent le roman, le personnage d´Ateba prend une dimension mythique de défense du genre féminin. L´article qualifie cette passion érotique à l´œuvre dans le roman dévoilant une lutte sans pitié entre les deux sexes afin de retrouver une force originelle mythique féminine capable de redonner du sens au monde environnant. La tension érotique fait apparaître la faiblesse des corps masculins condamnés à traquer un désir qui leur échappe.
The first novel C´est le soleil qui m´a brûlée is characteristic of the style of Calixthe Beyala with a typical use of short sentences, zeugmas and metonymies suggesting a form of deep resistance of women to the masculine order imposed upon the Headquarters of the sex women workers. If the lexical fields of dirt and failed sexual relationship inhabit the novel, the character of Ateba takes on a mythical dimension of defence of the feminine gender. The article qualifies this eroticist passion in the novel revealing a ruthless struggle between the two sexes in order to find an original feminine mythical force capable of giving meaning to the surrounding world. The eroticist tension shows the weakness of male bodies condemned to stalk a desire that they cannot reach.